À Saint-Étienne, dans le quartier de la Métare, la pension de famille Jean-Parot est bien plus qu’un simple immeuble. Derrière une façade discrète se cache un espace de vie chaleureux, conçu pour rompre la solitude. Un salon commun, situé au rez-de-chaussée, permet aux résidents de se retrouver, de cuisiner ensemble ou d’organiser des activités. Anne-Sophie, résidente depuis 2024, ne veut plus en partir : « Je pense que j’ai encore besoin de me sentir entourée et d’avoir des personnes là pour m’aider en cas de problème ou pour les démarches administratives. On fait des rencontres, on participe à des activités, on partage des moments ensemble. Et puis, il y a aussi la possibilité de rester seul chez soi. »
Les pensionnaires, souvent isolés et aux ressources limitées, ont chacun un parcours unique. Mais ils prouvent que les aléas de la vie peuvent toucher tout le monde. Mohamed, résident depuis 2019, raconte : « J’ai tout de même passé une quinzaine d’années chez Casino. J’étais dans l’audit interne, la préparation, la formation. J’ai eu un accident, donc je ne pouvais plus travailler ni rester seul dans mon logement. On a décidé que je viendrais m’installer ici. »
Des logements sociaux accessibles
Gérée par l’association SOLIHA, cette résidence propose un accompagnement social financé par l’État. Au quotidien, des événements sont organisés : pique-niques, sport adapté ou encore des tâches administratives. Des activités plus importantes, comme des randonnées ou des sorties au zoo, sont également proposées.
Les locataires paient tout de même un loyer : « Ce sont des logements de 25 à 30 mètres carrés, pour environ 500 euros par mois », précise Noelline Ehrismann, responsable du service accompagnement social chez SOLIHA. « C’est une redevance qui comprend toutes les charges, et ils bénéficient aussi d’aides au logement supérieures. »
Pour intégrer une pension de famille, il faut passer par le service intégré d’accueil et d’orientation. Cinq établissements de ce type existent à Saint-Étienne.
T.RIVIERE









