Pendant deux jours, le stade Louis Berger de Roche-la-Molière a accueilli l’élite nationale du ring canin. Trente-et-un concurrents venus de toute la France – mais aussi observés de près par des passionnés venus d’Europe, du Mexique ou encore des États-Unis – se sont affrontés lors de la finale du championnat de France 2026.
Une consécration pour le Club canin de l’Ondaine, organisateur de l’événement, qui recevait pour l’occasion les meilleurs spécialistes de cette discipline aussi impressionnante que technique.
« C’est les 31 meilleurs chiens de France », résume Karim Joly, président du club canin de l’Ondaine. « Le ring, c’est une discipline qui inclut de la défense, de l’obéissance et des sauts. »
Sur le terrain, les exercices s’enchaînent : suite au pied sans laisse, rapport d’objet, positions à distance, saut en longueur ou en hauteur, défense du maître, garde d’objet ou encore attaque arrêtée à plusieurs dizaines de mètres. Chaque geste est codifié, chaque réaction observée avec précision.
Pour les concurrents, accéder à cette finale relève déjà de la performance. « Le système de qualification est très compliqué », explique Chantal Long, finaliste expérimentée. « On passe par plusieurs sélectifs, avec des juges et des hommes d’attaque différents. Tout est fait pour répartir les jugements et sélectionner les meilleurs. »
Au-delà de la performance sportive, c’est la relation entre le maître et son chien qui impressionne le plus. Des années d’entraînement sont nécessaires pour atteindre ce niveau d’exigence.
« La complicité se construit tout au long de la vie du chien », souligne Stéphane Bottaro, juge de la Société Centrale Canine. « Aujourd’hui, ce qu’on voit sur le terrain, c’est l’accomplissement de ce travail. »
Dans cette discipline, la moindre hésitation peut coûter cher. « On applique le règlement au plus proche de ce qui est écrit, parce qu’on a affaire aux meilleurs chiens de France », rappelle le juge.
Mais malgré l’enjeu, l’ambiance reste marquée par la convivialité et la passion commune. « La beauté du ring, c’est la passion des gens, l’amitié qu’on a entre nous, et l’amour de notre animal », insiste Karim Joly.
Un enthousiasme partagé par les professionnels du secteur présents tout au long du week-end, à l’image de Julie Mavianga, directrice générale de Demanet International : « L’explosivité, les hommes d’attaque qui sont parmi les meilleurs du monde et les chiens au plus haut niveau… c’est vraiment extraordinaire. »
À Roche-la-Molière, cette finale nationale aura offert bien plus qu’une compétition : la démonstration spectaculaire d’une discipline d’excellence, où maîtrise, confiance et passion ne font qu’un.
AC










