L’économie régionale marque le pas. Dans sa dernière note de conjoncture, publiée en juillet 2026, l’Insee Auvergne Rhône-Alpes constate un recul de l’activité au premier trimestre. La baisse reste moins forte qu’au niveau national, mais plusieurs indicateurs passent au rouge : les heures rémunérées diminuent, l’emploi salarié recule légèrement et l’intérim repart à la baisse après 3 trimestres de hausse. Le chiffre le plus marquant concerne le chômage. En Auvergne Rhône-Alpes, il atteint désormais 7 %, en hausse de 0,1 point par rapport à la fin 2025. Ce niveau n’avait plus été atteint depuis le 2e trimestre 2021. La région reste toutefois en dessous de la moyenne nationale, établie à 8,1 % hors Mayotte.
La Loire en recul sur l’emploi salarié
Dans la Loire, la tendance est défavorable. L’emploi salarié baisse de 0,2 % sur un trimestre, comme dans le Rhône. Sur un an, le département fait partie des plus touchés d’Auvergne Rhône-Alpes, avec un recul de 0,6 %, à égalité avec l’Allier. Cette baisse intervient dans un contexte régional déjà fragile. L’emploi salarié diminue de 0,1 % sur un trimestre en Auvergne Rhône-Alpes, soit une perte de 4 450 emplois sur un an. Le secteur privé porte l’essentiel de ce recul, tandis que l’emploi public reste stable sur trois mois. L’intérim, souvent considéré comme un indicateur avancé de l’activité économique, donne également un signal de ralentissement. En Auvergne Rhône-Alpes, il recule de 0,5 % au premier trimestre 2026. Dans la Loire, l’intérim baisse de 1,7 % sur un an, comme dans le Rhône et l’Ardèche, qui limitent la progression annuelle régionale.
Industrie et construction sous pression
Les difficultés touchent particulièrement l’industrie et la construction. L’emploi industriel régional perd 1 630 postes sur le trimestre et près de 3 940 emplois sur un an. La construction poursuit, elle, une longue période de baisse avec un 16e trimestre consécutif de recul. À l’inverse, le tertiaire non marchand reste le seul secteur en progression dans la région. Les heures rémunérées augmentent notamment dans la santé humaine et l’hébergement médico-social. Mais cette dynamique ne suffit pas à compenser les signes de ralentissement observés ailleurs.
ZF
Photo : francetravail.fr








