Le silence de l’église de Dargoire remplacera bientôt le tumulte des open-spaces. À 45 ans, Denis Granottier s’apprête à troquer son costume de patron de télécoms contre un sac à dos de 13 kilos. Ce projet, mûri sur un simple bout de papier, répond à un besoin vital de ralentir après une période marquée par des doutes personnels et la perte d'amis proches. « Le plus tard, c’est maintenant », confie ce père de quatre filles.
Transformer l'effort en espoir
Pour préparer son corps à l'exigence du chemin, Denis s'astreint à un entraînement rigoureux : trois séances de sport hebdomadaires mêlant gainage et tapis de course. Mais la véritable force motrice de ce défi est ailleurs. Sensibilisé par le combat quotidien d’un de ses salariés dont le fils est hospitalisé, il a décidé de dédier chaque kilomètre à l’AEC (Association aux Enfants atteints du Cancer).
L'objectif est clair : fédérer 70 entreprises ou particuliers autour de son aventure. Pour chaque donateur, une journée de marche lui sera symboliquement dédiée. « Il ne faut pas attendre d’avoir des enfants malades pour apporter sa pierre à l’édifice », explique-t-il avec pudeur.
Un départ ancré dans l'histoire
Fidèle à la tradition des anciens pèlerins, le marcheur ne rejoindra pas le célèbre point de départ du Puy-en-Velay par la route. C’est de chez lui, sur le parvis de l’église de Dargoire, qu’il débutera son aventure. Un lieu chargé de mémoire où sa famille se recueille depuis des générations.
Ce voyage de 1 700 kilomètres, entre introspection et solidarité, sera à suivre dès le 1er mai sur ses réseaux sociaux. Une épopée humaine où chaque pas compte pour la recherche et le soutien aux familles.
J.MATHIEU








