À Andrézieux-Bouthéon, le mercure s'est affolé pour atteindre 27,4°C, une température inédite pour la saison depuis 1959. Dans les parcs, les vestes ont laissé place aux t-shirts et les pelouses ont été prises d'assaut par des Ligériens incrédules. Pour beaucoup, ce soleil soudain est une bénédiction qui transforme les vacances de Pâques en un avant-goût de vacances scolaires, avec deux mois d'avance.
Entre farniente et rush imprévu
Pourtant, cette météo exceptionnelle n’a pas fait que des heureux. À la base nautique de Saint-Victor-sur-Loire, le décor oscille entre la carte postale et le chantier. Si les visiteurs sont au rendez-vous, les infrastructures, elles, suivent le calendrier et non le thermomètre. Pour les professionnels du secteur, ce coup de chaleur printanier ressemble à un sprint lancé avant l'échauffement.
« J’étais pas prêt parce qu’on devait faire des travaux de rénovation... On était bloqué et j’ai pas pu ouvrir en entier, et pas encore la restauration », confie Diana Maurizio, gérant d'un bar-restaurant.
Malgré ces quelques grincements logistiques, l'ambiance reste à la fête. Sur les bords de Loire, les cornets de glace font leur retour en force et les plus téméraires ont même tenté les premières brasses de l'année. Un épisode climatique exceptionnel qui rappelle que si le calendrier affiche le printemps, la nature, elle, a déjà décidé de briller.
J.MATHIEU








