« Les évaluations, ce n'est pas 12 élèves par classe. Là, nos évaluations, ils les passent à 25 par classe », pointe Justine Faure, directrice de l'école Centre 2. Pour elle, cette différence de moyens interroge directement l'égalité des chances entre établissements. C’est l'écart que dénoncent les enseignants de quatre écoles du secteur Honoré d'Urfé. Réunies en conseil des maîtres, les équipes de Centre 2, La Veüe, Dora Rivière et Cottencière ont décidé de ne pas faire remonter les résultats des évaluations nationales de leurs élèves.
Depuis plusieurs mois déjà, le collectif réclame le classement en REP+ et les moyens qui l'accompagnent : dédoublement des classes de cycle 2, formation renforcée des personnels, accompagnement des élèves en difficulté. À ce jour, ce classement n'a toujours pas été accordé.
Les enseignants précisent qu'il ne s'agit pas de remettre en cause le principe même d'évaluer les élèves, mais d'alerter sur les difficultés de leurs établissements. Ils réclament notamment un poste de maître surnuméraire par école, des effectifs plafonnés à 20 élèves, ainsi que l'attribution rapide de postes d'AESH.
Justine Faure a pu remettre un courrier à la rectrice le 22 septembre. « J'ai eu la chance de voir madame la rectrice [...] pour reposer des questions par rapport à ces écoles en situation aberrante, quelles sont les mesures qui vont être mises en place », explique-t-elle. Le collectif en a profité pour relancer l'invitation d'une visite de la rectrice dans les écoles, promesse qu'elle avait formulée.
« Pour le moment, à part avoir une étiquette d'école aberrante, c'est tout ce qu'on a », déplore la directrice, qui attend désormais une réponse rapide des autorités académiques.
Thibault Rivière - journaliste










