La tension est retombée à la Cité du Design ? Alors qu’un meeting du candidat du Rassemblement National aux municipales doit se tenir vendredi 6 mars dans l’amphithéâtre Marc Charpin, situé dans le bâtiment de la Platine, la direction de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (ESADSE) avait initialement annoncé la fermeture de l’établissement pour la journée.
Cette décision faisait suite à l’organisation de l’événement politique dans un espace jouxtant la bibliothèque de l’école et portant le nom de Marc Charpin, figure historique de l’établissement et acteur majeur de la Biennale internationale du Design.
Dans un courrier adressé notamment à Sylvie Fayolle, présidente de Saint-Étienne Métropole et membre du conseil d’administration de l’EPCC Cité du design-ESADSE, des enseignant·es et agent·es avaient exprimé leur « indignation » face à la tenue d’un tel meeting à proximité immédiate d’un lieu d’enseignement artistique.
Ils dénonçaient la présence d’un parti qu’ils qualifient d’« émanation du fascisme » et dont ils estiment les positions « sexistes, racistes et homophobes », en contradiction avec les valeurs d’ouverture et de solidarité défendues, selon eux, dans les écoles d’art et de design contemporaines. Le courrier demandait l’annulation pure et simple du meeting.
Finalement, après discussion avec les services de sécurité de la préfecture, Eric Jourdan a annoncé que l’école resterait ouverte vendredi. Selon la direction, les conditions de sécurité seraient réunies pour permettre la poursuite normale des cours et des activités pédagogiques.
A noter que l’amphithéâtre concerné ne relève plus directement de la responsabilité de l’ESADSE, puisqu’il appartient à Saint-Étienne Métropole et fait l’objet d’une délégation de service public.
AC








