Depuis 2018, la Clinique Mutualiste dispose d’une salle hybride permettant de combiner chirurgie vasculaire et radiologie interventionnelle. Jusqu’en décembre, le matériel utilisé dans ce bloc opératoire était de seconde main. Désormais, les équipes médicales travaillent avec un équipement neuf et plus performant.
Dans cette salle, on retrouve tout l’équipement d’un bloc opératoire classique, auquel s’ajoutent des outils d’imagerie médicale de haute précision. Ces technologies permettent de réaliser des interventions mini-invasives, avec une meilleure précision pour les chirurgiens. « On est beaucoup plus précis, avec des logiciels extrêmement sophistiqués d’aide au guidage pour des procédures complexes. Cela nous permet de traiter des patients de plus en plus âgés ou fragiles », explique le Dr Thomas Lemonnier, chirurgien vasculaire.
Des opérations sans ouvrir l’abdomen
Lors de certaines interventions, les médecins traitent par exemple un anévrisme de l'aorte. Grâce à la technique utilisée dans cette salle hybride, il n’est plus nécessaire d’ouvrir l’abdomen. « Tout se passe par navigation à l’intérieur des vaisseaux. On passe par les artères fémorales, avec une petite incision d’environ un centimètre », précise la chirurgienne vasculaire le Dr Claire-Lise Fogeron. L’intervention consiste à neutraliser l’anévrisme et à poser une endoprothèse afin d’empêcher le sang de continuer à l’alimenter.
Une récupération plus rapide
Ces opérations peuvent durer au minimum deux heures et demie. Après l’intervention, le patient reste généralement hospitalisé entre quatre et cinq jours. Grâce à ces techniques moins invasives, il peut souvent se lever et s’alimenter normalement dès le lendemain. Une avancée technologique qui améliore à la fois la précision des gestes chirurgicaux et la récupération des patients.
B. Maestracci








