C’est une scène particulièrement choquante qui a été découverte en avril 2025 dans un logement de Précieux. Alerté par la situation, le propriétaire des lieux avait fait intervenir un serrurier pour forcer la porte de l’appartement. À l’intérieur, les secours découvrent un véritable état d’abandon.
L’odeur d’urine et d’excréments envahit le logement. Des emballages alimentaires éventrés jonchent le sol et les gamelles des animaux sont totalement vides. Un lapin, enfermé dans sa cage, est retrouvé affaibli tandis qu’une chatte tigrée, terrorisée, s’est réfugiée sur une poutre.
Selon les éléments de l’enquête, la locataire, une femme d’une quarantaine d’années sous le coup d’une expulsion, aurait quitté son domicile en laissant les deux animaux seuls pendant une dizaine de jours, sans eau ni nourriture.
Une première reconnaissance du « préjudice animalier »
Poursuivie pour « privation de nourriture et d’abreuvement par le gardien, éleveur ou détenteur d’animal domestique », la propriétaire a dû répondre de ses actes devant le tribunal de police de Saint-Étienne.
La SPA de Lyon, constituée partie civile dans ce dossier, a demandé réparation pour les frais engagés mais également pour la souffrance infligée aux animaux. L’association réclamait notamment 480 euros de préjudice matériel ainsi que 1 000 euros de préjudice moral au titre de la lutte contre la maltraitance animale.
Le tribunal a finalement accordé 500 euros de préjudice matériel à la SPA. Mais surtout, il a reconnu pour la première fois au tribunal de police de Saint-Étienne un « préjudice animalier ». Une somme de 800 euros a ainsi été attribuée pour les souffrances endurées par les animaux : 400 euros pour le chat et 400 euros pour le lapin.
B. Maestracci









