Devant l’inspection académique de Saint-Étienne, le piquet de grève a rassemblé AESH et AED venus faire entendre leur colère. Indispensables au bon fonctionnement des établissements scolaires et à l’accompagnement des élèves, notamment ceux en situation de handicap, ces personnels alertent sur une précarité persistante, accentuée par les choix budgétaires à venir.
Les AESH pointent en premier lieu un manque criant de formation. « Ce sont des personnes projetées dans les classes sans formation suffisante », dénonce Romain Allard, co-secrétaire de la FSU. À cela s’ajoutent des temps partiels imposés et des salaires très faibles, souvent inférieurs à 1 000 euros par mois. Une situation que le syndicat juge « totalement inacceptable » au sein de la fonction publique.
Les AED aussi en difficulté
Les assistants d’éducation partagent des difficultés similaires. Leurs contrats, souvent en CDD, restent marqués par une grande opacité, notamment en ce qui concerne les renouvellements ou le passage en CDI. La question salariale cristallise également les tensions. « Un AED peut être moins payé dans l’Académie de Lyon que dans celle de Versailles, alors qu’il fait exactement le même métier », souligne Romain Allard.
Face à ces inégalités, les syndicats réclament la mise en place d’une grille nationale de rémunération et de véritables perspectives de carrière. En se mobilisant lors de cette instance budgétaire, AESH et AED espèrent peser sur les décisions à venir et rappeler leur rôle essentiel dans le service public d’éducation.
B. Maestracci








