Après une journée de mobilisation marquée par des dégradations, plusieurs représentants lycéens ont été reçus à la mairie de Saint-Étienne ce vendredi. L’objectif de cette rencontre était de poursuivre le dialogue et de faire remonter leurs revendications locales.
Parmi les sujets abordés : l’état des bâtiments scolaires et les conditions dans lesquelles les élèves suivent leurs cours. Les lycéens souhaitent également que la mobilisation puisse déboucher sur des réponses concrètes. « On attendait quelques engagements, on a réussi à avoir quand même un dialogue assez constructif », explique Matthieu, représentant et élève de terminale au lycée Honoré-d’Urfé.
Le lycéen tient également à distinguer la mobilisation des dégradations commises en marge des manifestations. « Il y avait bloqueurs et il y avait casseurs, mais l'idée c'est aussi de ne pas non plus diaboliser chaque personne », souligne-t-il.
Une nouvelle manifestation mardi
Une nouvelle mobilisation est prévue mardi matin. Le cortège partira de la préfecture pour rejoindre la DSDEN. Les lycéens annoncent vouloir placer cette manifestation sous le signe du pacifisme.
Des élus stéphanois seront également présents afin d’accompagner le cortège et de favoriser le dialogue. Isabelle Dumestre, adjointe à la mairie chargée du dialogue social, estime qu’il est important de distinguer la majorité des manifestants des groupes à l’origine des dégradations. « Moi, ce matin, j'étais devant le lycée Benoît Charvet, et on a vu que la grande majorité des lycéens, ils étaient là pour se faire entendre, mais pas pour casser », explique-t-elle.
L’élue assure que les élus seront aux côtés des lycéens lors des prochaines mobilisations. « Notre but, effectivement, c'est de les accompagner, ces lycéens, et les élus seront à leur côté également lors des prochains blocus et des prochaines manifestations », affirme-t-elle. À l’issue de la rencontre, Isabelle Dumestre a également annoncé la création prochaine d’un conseil des jeunes citoyens. Une instance dans laquelle les lycéens pourront notamment s’exprimer et faire remonter leurs préoccupations.
Brigitte Maestracci - Journaliste










