À Saint-Étienne, les taxis disent ne plus parvenir à exercer leur métier sereinement. En cause, selon eux : la présence de certains chauffeurs de VTC qui circuleraient à la recherche de clients, notamment aux abords de la gare.
Karim Bahri, chauffeur de taxi et président du syndicat, évoque une « grosse dégradation des transports » et une perte de clientèle. Selon lui, certains chauffeurs travaillant via des applications ne respecteraient pas les règles qui encadrent leur activité. Les taxis dénoncent notamment leur présence dans des secteurs où ils ne devraient pas stationner à la recherche de clients.
Les taxis réclament davantage de contrôles
Pour Karim Bahri, cette situation aurait également des conséquences sur les revenus des taxis. Il affirme que certains VTC pratiquent des tarifs particulièrement bas et explique que des chauffeurs de taxi peuvent passer plusieurs heures à la gare pour seulement quelques courses. « Ce n'est pas compliqué, on souhaite que la loi soit appliquée, la loi elle est claire, nette et précise. À aucun cas, ils n'ont le droit d'être là où ils sont, donc ce n'est pas compliqué, on veut une application de la loi. » ajoute le président du syndicat.
Quelles solutions ?
Les professionnels indiquent avoir déjà rencontré les autorités et reçu plusieurs propositions. Mais selon le syndicat, un décalage persiste entre les réponses apportées et la réalité constatée sur le terrain, notamment la nuit. Le syndicat réclame notamment des contrôles plus fréquents et mieux adaptés. Karim Bahri cite l’exemple de Lyon, où des policiers sont spécifiquement formés aux contrôles des taxis et des VTC.
Au-delà de la concurrence, le représentant des taxis alerte également sur la situation économique de certains professionnels. Il rappelle que l’achat d’une licence et d’un véhicule représente un investissement important pour les jeunes chauffeurs.
Le président du syndicat assure enfin que les chauffeurs ne souhaitent pas entrer dans un conflit avec les VTC. Mais face à une situation qu’il juge de plus en plus tendue, il craint désormais que les tensions ne dégénèrent.
Brigitte Maestracci - Journaliste







