À première vue, les robes de mariée imaginées par Gaëlle Chevalier ressemblent à toutes les autres. Pourtant, en s'approchant, un détail attire immédiatement le regard : leurs bustiers sont entièrement réalisés en macramé. Après plusieurs années passées à vendre des robes de mariée, la créatrice a décidé de se lancer dans cette technique artisanale qu'elle a découverte presque par hasard. « Le macramé, je l'ai connu il y a à peu près 5 ans. C'est ma fille aînée qui m'a dit un jour : "Maman regarde, j'aimerais trop avoir une robe comme ça." Elle m'a montré une robe en macramé et j'ai adoré, j'ai trouvé ça magnifique. Donc je me suis essayée un petit peu en autodidacte. J'ai commencé une première robe avec le matériel que j'avais, les cordons que j'avais. »
Au fil des créations, Gaëlle Chevalier a développé sa propre méthode de fabrication. « Là, sur les robes, c'est des bandes de lycra que je coupe. C'est des bandes de 2 cm que je vais couper au ciseau, que je vais tirer après en fil spaghettis. C'est pour ça que ça roulotte, ça s'étire. Ensuite, il y a tout un travail pour stabiliser ce fil, que je vais ensuite tisser. »
Entre 50 et 70 heures de travail pour une seule création
Chaque bustier est confectionné entièrement à la main et demande entre 50 et 70 heures de travail. Chaque nœud est réalisé avec précision afin d'obtenir une pièce unique, adaptée à la morphologie de la future mariée. « On a toujours un fil guide. Ce fil, il va être là tout le long. Ce sont les fils tisseurs qui vont tourner autour du fil guide. On fait une multitude de nœuds. » explique Gaëlle Chevalier.
Si les robes de mariée restent sa spécialité, Gaëlle Chevalier applique également cette technique à d'autres créations. Chapeaux, bijoux et accessoires viennent compléter sa collection, qui pourrait encore s'enrichir de nouvelles pièces dans les prochains mois.
B. Maestracci







