C’est une situation inédite à laquelle la SPA de Saint-Étienne est confrontée. Entre samedi et lundi, plusieurs vagues d’abandons de cochons d’Inde ont été découvertes au parc Fraisse à Sorbiers. Au total, 47 animaux ont été recensés et pris en charge, selon le bilan établi par les équipes sur le terrain.
Les premiers signalements ont eu lieu samedi après-midi lors des portes ouvertes de la SPA. Une bénévole, Nathalie Degrange, responsable des Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC), a été alertée après la découverte de 14 cochons d’Inde dans le parc. Rapidement, plusieurs structures ont été mobilisées pour organiser les secours.
« J’ai contacté le sanctuaire Boule de Poil, qui a pu en prendre une partie », explique-t-elle. Au fil des heures, de nouveaux animaux ont été retrouvés sur le même site, portant le total à plusieurs dizaines de rongeurs, mâles et femelles, répartis en plusieurs groupes successifs.
Au final, 13 cochons d’Inde ont été pris en charge par la SPA de Saint-Étienne. Ils seront proposés à l’adoption dans un délai d’une à deux semaines. Les autres ont été confiés au sanctuaire Boule de Poil, qui dispose d’une capacité d’accueil spécialisée. Trois animaux ont été retrouvés morts sur place.
Pour la présidente du refuge, Nadine Claire, la situation est d’autant plus choquante qu’elle semble organisée : « On a retrouvé un mot indiquant “servez-vous” et un numéro de téléphone. Cela pourrait correspondre à un élevage clandestin. »
Une juriste et administratrice de la SPA, Caroline Guérin, confirme qu’une procédure est en cours : « Une plainte va être déposée. Nous allons travailler avec les services de police pour faire toute la lumière sur cette affaire. »
Du côté de la direction, le constat est sans appel. « C’est la première fois en quinze ans que nous faisons face à un tel nombre de NAC abandonnés en un seul lieu », souligne le directeur du refuge, évoquant une situation « inadmissible ».
Les animaux, certains étant gestants selon les premières observations, ont été répartis entre familles d’accueil et structures spécialisées afin d’assurer leur prise en charge dans les meilleures conditions. L’enquête devra désormais déterminer l’origine exacte de cet abandon massif.
AC








