Réunis dans un contexte tendu, les agriculteurs ligériens ont exprimé leur inquiétude face à une possible signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Pour eux, cet accord représente une menace directe pour leurs exploitations, déjà mises à mal par des contraintes sanitaires et économiques fortes.
Si certains éleveurs peuvent à nouveau commercialiser leurs bêtes depuis peu, après des mois de restrictions liées à la dermatose nodulaire contagieuse détectée près du département en septembre dernier, la situation reste fragile. À cette inquiétude sanitaire s’ajoute désormais la crainte d’une ouverture accrue du marché européen à des produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes.
En route pour Bruxelles
« On ne peut pas être mis en concurrence avec des gens qui ne respectent aucune de nos normes. Et ce n’est pas une ou deux molécules, c’est énorme », alerte Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB). En ligne de mire : les conditions de production, l’usage de substances interdites en Europe et des standards environnementaux jugés insuffisants.
Pour tenter de se faire entendre, plusieurs agriculteurs ligériens se rendront ce jeudi à Bruxelles, au moment de la commission européenne. Un déplacement symbolique et stratégique, dans l’espoir d’infléchir une décision qui pourrait, selon eux, mettre en péril l’avenir de l’élevage français.
B. Maestracci








