L’affaire qui secoue la vie politique stéphanoise depuis plusieurs années connaît un nouveau chapitre judiciaire. Ce lundi, la cour d’appel de Lyon a ouvert le procès en appel du dossier de la vidéo intime, dans lequel quatre personnes avaient été condamnées en première instance. Parmi elles, trois ont contesté leur condamnation : Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, Samy Kéfi-Jérôme, ancien adjoint chargé de l’éducation, et Gilles Rossary-Lenglet, ancien compagnon de ce dernier.
Dès l’ouverture de l’audience, Gaël Perdriau a affiché sa volonté de répondre aux interrogations de la justice. « Je répondrai à toutes les questions qu'on me posera », a-t-il déclaré à la présidente de la cour d’appel, Margareth Stagier.
Être relaxé des faits qu'il lui sont reprochés
Pour l’ancien édile stéphanois, ce procès en appel doit permettre d’obtenir sa relaxe. Depuis le début de l’affaire, il conteste toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. « Tout ce qui concerne l'organisation du piège, tout ce qui concerne sa rémunération et son exploitation, c'est-à-dire le chantage », a rappelé Me Jean-Félix Luciani, avocat de Gaël Perdriau, en évoquant les accusations contestées par son client.
Alors que l’ancien maire a affirmé avant l’audience que de nouveaux éléments pourraient être révélés au cours des débats, cette première journée a essentiellement été consacrée à un retour détaillé sur les faits. La présidente de la cour a retracé la chronologie du dossier, depuis les événements remontant à 2015 jusqu’aux révélations publiées par Mediapart en 2022, qui avaient conduit à l’ouverture de l’enquête judiciaire.
Plusieurs témoins appelés à comparaître étaient présents à l’audience ce lundi. Leurs auditions devraient débuter mardi et se poursuivre mercredi, en fonction de l’avancement des débats.
B. Maestracci








