« Ça devient régulier. » Samedi, un gardien a été poignardé à la gorge à Salon-de-Provence. « Avant, ça n’arrivait jamais, il y a dix ans, c’était rare, et maintenant, en une semaine, on a deux agressions », souligne Thierry Machard, secrétaire local du syndicat UFAP-UNSA Justice. Face à cette récurrence, ce lundi, 80 agents pénitentiaires de La Talaudière ont bloqué l’accès à la prison jusqu’à 9h, en réponse à une vague d’agressions en France. « De cette gravité-là, heureusement, c’est pas encore fréquent, mais on voit une montée en puissance. » La suite du mouvement reste incertaine.
Des causes multiples
« S’il y avait moins de monde, il y aurait moins d’agressions », reconnaît-il. Mais la surpopulation n’est pas le seul facteur : « Les problèmes psychiatriques, avant, étaient gérés à l’hôpital. Aujourd’hui, les hôpitaux psychiatriques n’ont plus les capacités, car leurs budgets ont été réduits. » Les agents demandent donc des espaces spécialisés pour les détenus dangereux ou souffrant de troubles psychiatriques.
T.RIVIERE








