La fin de l’année 2025 laisse un goût amer aux agriculteurs ligériens. D’abord frappés par la dermatose nodulaire contagieuse, qui a entraîné l’arrêt de nombreuses exploitations pendant plusieurs semaines, ils ont ensuite vu leurs inquiétudes ravivées par la signature de l’accord de libre-échange du Mercosur. Deux crises successives qui ont profondément marqué le monde agricole et alimenté une angoisse croissante face à l’avenir.
Dans ce contexte tendu, la Confédération paysanne, syndicat agricole engagé pour une agriculture paysanne et durable, espère que la nouvelle année apportera des avancées concrètes. Mais les discours rassurants du gouvernement ne convainquent pas totalement ses représentants.
« Les messages qui consistent à dire qu’on va ouvrir les vannes et laisser faire comme on veut ne vont pas dans notre direction », explique Nicolas Clair, co-porte-parole de la Confédération paysanne. Selon lui, l’agriculture ne peut se penser en vase clos. « On est prêts à parler de notre métier avec les citoyens, les consommateurs, les environnementalistes. On a des choses à améliorer », reconnaît-il.
Pour le syndicat, l’enjeu dépasse largement la seule production agricole. Alimentation, paysages, biodiversité, santé publique ou encore qualité de l’eau sont autant de sujets qui nécessitent un dialogue permanent avec la société civile. Une approche que la Confédération paysanne souhaite voir renforcée en 2026, afin de sortir durablement des crises à répétition qui fragilisent le monde agricole.
B. Maestracci








