« Plusieurs centaines d’euros en plus » : c’est le choc ressenti par des locataires d’Alliade Habitat après la réception de leurs régularisations de charges pour 2023. Une hausse qui a poussé plusieurs centaines d’entre eux à se rassembler ce vendredi à Saint-Étienne, devant la maison de la justice et du droit.
Des charges « inacceptables »
Le collectif CLCV (Consommation Logement Cadre de vie) des locataires de Saint-Étienne Métropole, représenté par Georges Gunther, dénonce des montants « nettement supérieurs à 2022 », avec une explosion des coûts liée au chauffage et à l’eau chaude notamment. « Alliade n’a rien fait pour limiter l’explosion du coût de l’énergie, ils ont simplement dit : les locataires payeront. Ben non, les locataires ne peuvent pas payer ! », s’indigne-t-il.

Une conciliation sous tension
Les locataires réclament « de la transparence, des explications » et exigent, « comme le prévoit la loi », un contrôle des charges « groupement d’immeubles par groupement d’immeubles » dans les locaux d’Alliade Habitat. L’objectif ? « Détecter les anomalies, les erreurs, voire les illégalités ». Ils appellent également à « une baisse significative des montants réclamés ».
Un premier pas vers des solutions ?
À l’issue de la conciliation, les locataires ont obtenu un contrôle individualisé des charges, accompagné de « réunions personnalisées avec Alliade ». Des solutions pourraient émerger après ces concertations, mais la colère reste palpable. « On interpelle aussi la préfète de la Loire et la présidente d’Habitat Saint-Étienne Métropole pour qu’elles interviennent au nom du droit au logement pour tous », conclut Georges Gunther.
T.RIVIERE






