Une cinquantaine de commerces vandalisés en marge des manifestations du 17 octobre : à Saint-Étienne, le choc est encore vif. Tristan Thomas, de l’Association des commerçants, artisans et prestataires de services, décrit une réalité : « très dure à vivre », et ajoute : « des confrères, des consœurs, des amis, qui tombent dans les bras en pleurs parce qu’ils ont perdu 20 ans de travail en quelques minutes ».
La métropole débloque 10 000 euros d’aide par commerce
Autour de la table, des préfets et des équipes municipales. Le maire, Régis Juanico, a annoncé avec Irène Breuil, présidente de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, un fonds d’urgence débloqué par Saint-Étienne Métropole et la CCI. L’aide pourra atteindre « jusqu’à 10 000 euros » pour que les commerces disposent vite de trésorerie, en attendant le remboursement des assurances. Les dossiers seront instruits dès le jeudi 22 octobre via un guichet unique, après un questionnaire à remplir sur le site de la CCI. La Ville a enfin créé une cellule psychologique pour les agents municipaux et les commerçants.
Chômage partiel, compagnie d’assurance… l’État s’active
L’État a aussi annoncé un fonds d’urgence supplémentaire, ainsi que le chômage partiel pris en charge à 100 % en cas de fermeture. Les assureurs sont priés d’accélérer les expertises et de verser rapidement des acomptes.
Tristan Thomas salue, « la réactivité des trois organes », lundi après-midi, deux jours après les faits. Mais dans la salle, tout le monde craint un retour de la casse dès l’acte 2 des mobilisations, pressenti le week-end prochain.
Noël en ligne de mire
Pour Irène Breuil, l’angoisse est réelle : nombre de commerçants réalisent « 40 à 50% de leur chiffre d’affaires pour Noël ». Les stocks ont été en partie pillés et les clients risquent de peiner à revenir en centre-ville. Une campagne de communication massive doit préparer les fêtes.
Thibault Rivière - journaliste








