Depuis la défaite concédée à Reims lors de la 20e journée de Ligue 2, la situation d’Eirik Horneland à la tête de l’AS Saint-Étienne s’est considérablement fragilisée. Le technicien norvégien, arrivé avec l’ambition d’installer un projet de jeu durable, se retrouve aujourd’hui sur un siège éjectable, et son avenir semble désormais scellé.
Mercredi, à l’Étrat, le coach a réuni son groupe avant la séance d’entraînement pour leur annoncer qu’il dirigerait son dernier match à la tête de l’équipe première
Une décision inéluctable
Après plusieurs semaines de discussions et de réflexion en interne, la direction du club a fini par tirer un constat devenu inévitable. Dès les vœux prononcés à la presse début janvier, le message était clair : malgré le dialogue constant et la patience affichée, la greffe n’a jamais réellement pris. Le propriétaire de l’ASSE, Kilmer Sports Ventures, et Eirik Horneland partagent d’ailleurs la même analyse et devraient se séparer en bons termes.
Pourtant, sur le plan comptable, la situation des Verts est loin d’être catastrophique. Actuellement 5e de Ligue 2, Saint-Étienne ne compte que deux points de retard sur le Red Star, deuxième et directement promu.
Kilmer Sports Ventures a longtemps espéré que Horneland parviendrait à inverser la tendance, allant jusqu’à lui accorder des circonstances atténuantes en raison des nombreuses blessures qui ont affecté l’effectif. Mais l’objectif majeur — le retour immédiat vers l’élite — semble avoir dicté la décision finale.
Sauf retournement de situation, le match face à Boulogne-sur-Mer marquera donc la fin d’un chapitre pour Eirik Horneland à l’ASSE, avec l’espoir, pour les joueurs et les supporters, de conclure cette aventure sur une note positive avant d’ouvrir une nouvelle page.
Y. Bouhaddane








