Casque bien attaché, regard au loin, trajectoire maîtrisée. Sur la piste du centre d’examen du Chambon-Feugerolles, les conseils fusent dès les premiers tours de roue. Organisée en partenariat avec la préfecture, cette journée dédiée aux motards rassemble des profils variés : jeunes conducteurs, habitués de la route, ou passionnés de longue date.
« L’objectif, c’est de mettre en avant les équipements de sécurité et de rappeler les bases essentielles », explique Florent Paré, brigadier-chef à la brigade motocycliste. Parmi les points sensibles : le port du casque, encore trop souvent mal attaché, mais aussi l’importance d’un équipement complet — blouson, pantalon, bottes — et l’usage croissant des airbags moto.
Car si l’évitement de l’accident reste la priorité, les encadrants insistent sur une réalité : « Parfois, on ne peut pas faire autrement. Et dans ces cas-là, il ne reste plus que l’équipement pour se protéger. »
Tout au long de la matinée, les participants enchaînent exercices de maniabilité lente et parcours plus dynamiques. L’objectif : reprendre confiance, corriger les défauts et affiner les réflexes. « On apprend des choses qu’on ne voit pas forcément à l’auto-école », confie Didier, motard depuis un an. « Les trajectoires, la position, l’anticipation… ce sont des conseils essentiels pour notre sécurité. »
Même constat pour Nathalie, motarde expérimentée depuis 30 ans : « C’est impératif. On a toujours besoin de ces rappels. On apprend à mieux maîtriser sa moto et à prendre conscience des dangers. »
Encadrés par des motocyclistes de la police, les stagiaires bénéficient d’un suivi personnalisé. « Ce n’est pas parce qu’on a le permis qu’on maîtrise parfaitement », rappelle le Major Pierre, Chef de l’unité motocycliste de la Police Nationale de Saint-Etienne. « Sans pratique régulière, on perd vite les bases ou on développe de mauvais réflexes. »
L’après-midi, place à la mise en situation réelle. Direction la route, en conditions ouvertes, pour appliquer les enseignements du matin. Les encadrants observent, corrigent et débriefent en direct. « Le but n’est pas d’aller vite, mais d’aller loin… et en sécurité », insiste le formateur.
Avec huit groupes de huit participants, soit environ 60 motards, cette journée affiche complet. Et les retours sont unanimes : une expérience utile, voire indispensable. « Ces piqûres de rappel font vraiment du bien », souligne un participant.
Face à une accidentologie encore élevée chez les deux-roues, ce type d’initiative s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous les motards soucieux de leur sécurité.
AC








