10 ans de procédures
Initié en 2016, le projet a traversé une décennie de recours avant de devenir concret. Pour Daniel Villareale, président de la CPME Loire, ce démarrage est une victoire pour l'entrepreneuriat local. Le chantier, sécurisé depuis décembre, devrait durer environ 10 mois pour une mise en service fin 2026.
Une technologie "propre" et locale
Face aux inquiétudes environnementales, Anthony Stal a apporté des précisions techniques : "Pas de goudron". La centrale utilise du bitume (issu du pétrole) et non du goudron (issu du charbon). Énergie : L’outil fonctionne au gaz naturel avec un système de filtration traitant 99 % des rejets. Recyclage : La plateforme valorisera les déchets de chantiers locaux (béton, enrobés) pour les réinjecter à hauteur de 30 % dans la production.
Emploi et transparence
Le site va générer 40 créations d’emplois sur le bassin de Boën. Pour rassurer les opposants, un comité de suivi environnemental inédit sera mis en place. Il réunira élus, experts et membres de l'opposition tous les trois mois pour contrôler la qualité de l’air, de l’eau et le niveau sonore.
"On ne peut plus opposer économie et écologie. C'est un outil de proximité qui réduit les trajets de camions et favorise le recyclage" a conclu Anthony Stal.
Malgré les gages de transparence donnés par la direction, le projet continue de cristalliser une opposition locale farouche. Depuis plusieurs années, le collectif d’opposants CESSE GOUDRON dénonce la proximité du site avec une école et un EHPAD, ainsi que les risques potentiels pour les zones humides environnantes et un désastre écologique. Ils étaient venus nombreux pour essayer d'empêcher le début du chantier . Anthony Stal a déploré des dégradations répétées (tags, clôtures détruites) et une "désinformation" sur les réseaux sociaux.
E.Jourdan








