Ce mercredi 11 mars 2026, l’heure est à l’inspection à Saint-Priest-en-Jarez. Sous l'impulsion du Premier ministre Sébastien Lecornu, un plan national de 500 contrôles en trois jours soit l'équivalent de six mois d'activité habituelle a été lancé. L'objectif est clair : garantir que la crise internationale ne serve pas de prétexte à des hausses injustifiées à la pompe.
Sur le terrain, Norbert de Andrade, chef du service de la répression des fraudes (DDPP) de la Loire, traque les anomalies. « Nous ciblons les stations dont les prix ne semblent plus crédibles au vu du contexte », explique-t-il. Les agents vérifient la cohérence entre les prix affichés sur les totems et ceux déclarés sur le site officiel prix-carburants.gouv.fr. Un décalage, même léger, peut tromper le consommateur, surtout lors des mises à jour matinales.
De son côté, Adrien Sperry, sous-préfet et directeur de cabinet de la préfecture, se veut rassurant sur l’état des stocks. « Notre approvisionnement est diversifié : seuls 10 % de notre pétrole brut transite par le détroit d'Ormuz », précise-t-il. Avec un taux de rupture de stock de seulement 3 %, la situation est jugée normale. En cas de crise majeure, l’État dispose de trois mois de stocks stratégiques de réserve.
Pour l'heure, la vigilance prime sur l'inquiétude.
J.M








