"Dans un contexte où les clients font preuve de plus d’autonomie et recherchent des réponses toujours plus immédiates, le nombre de réclamations auprès du Service Client de Saint-Etienne connaît une baisse structurelle et durable depuis quelques années" Voici, la première explication avancée par le groupe Carrefour pour justifier sa décision de fermer le service client basé à Saint-Étienne, mettant ainsi 99 emplois en péril au troisième étage de l’espace Fauriel.
La direction devrait désormais engager une phase d’information et de consultation avec les représentants du personnel. Le syndicat Force Ouvrière, de son côté, demande la nomination d’un expert pour analyser en détail les raisons de cette restructuration. Une demande d’autant plus légitime que le service stéphanois avait obtenu, en 2025, la distinction de meilleur service client de l’année.
Une restructuration du groupe
Un deuxième site de service client est déjà opérationnel en région parisienne, à Évry, ainsi qu’à Lyon. Bien que ces centres emploient déjà de nombreux salariés, c’est vers eux que Carrefour souhaite centraliser son activité. Selon les informations communiquées : "11 postes seraient créés sur le site d’Évry et 2 sur celui de Lyon". Cette réorganisation s’inscrit dans un contexte où une partie du service client de Carrefour est également externalisée à l’étranger.
Quel accompagnement pour les salariés stéphanois ?
Les prochaines semaines seront consacrées aux négociations autour du plan social et aux mesures d’accompagnement pour les salariés concernés. Pour le syndicat Force Ouvrière, l’objectif est clair : défendre le maintien dans l’emploi et obtenir des solutions de reclassement au sein du groupe. "Aucun emploi ne doit être contraint de quitter l’entreprise", précise Cyril Boulay, délégué FO Carrefour France.
Une position que semble partager le groupe Carrefour, qui assure que : "Les collaborateurs du site de Saint-Étienne se verront proposer des offres de reclassement au sein du groupe, en siège ou en magasin. Pour ceux qui choisiraient de ne pas accepter ces propositions, des mesures d’accompagnement à la mobilité externe seront définies et négociées avec les partenaires sociaux."








