Adieu les murs ternes, bonjour le moderne !Les couleurs vives et les espaces repensés transforment désormais le quotidien des collégiens. Pour Louise, représentante des 362 élèves du collège Jacques Brel, les changements sont flagrants : « On trouve déjà ça plus joli esthétiquement. On a plus d’espace dans les couloirs pour marcher, le hall est plus grand… Je trouve qu’on se repère mieux. »
Mais c’est surtout l’isolation thermique qui marque les esprits. « Par exemple, l’hiver, avant, on avait froid. Là, il n’y a plus ce problème. L’isolation sonore aussi : avant, on entendait beaucoup les routes à côté, les camions… Maintenant, on n’entend plus rien. C’est sûr que pour les cours, on est plus concentrés », explique Adèle, autre représentante au conseil d’administration.
18 mois de travaux
Les travaux, lancés à l’été 2024, ont aussi permis de résoudre des problèmes structurels : « On a refait tous les aménagements extérieurs pour permettre aux élèves d’accéder à tous les locaux. Au niveau de la sécurité, on a remis aux normes incendie, refait la passerelle qui était dangereuse et n’était plus autorisée à l’usage. Et puis, il y a eu la sécurisation du site : fermeture, clôtures… », détaille Christine Lucas, architecte en charge du projet.
Modernité et contraintes budgétaires
À cause d’un budget serré, le cabinet a dû allier modernité et traces du passé, comme ces portes colorées côtoyant les nouvelles installations beiges. Le coût total s’élève à 6,2 millions d’euros, financés par le département. Des investissements qui risquent de devenir de plus en plus rares en raison des restrictions budgétaires. « De toute façon, les dépenses sociales ne cessent de croître, tandis que les ressources du département sont bloquées. Ça fait partie des investissements qui sont encore possibles. D’autres verront le jour, mais je pense que nous allons être obligés de les étaler dans le temps », souligne Pierre Vericel, maire de Chazelles-sur-Lyon et conseiller départemental.
T.RIVIERE









