« Sans eux, on ne peut pas ouvrir plus de points de collecte » : à Balbigny et Montrond-les-Bains, la collecte nationale 2026 des Restos du Cœur a commencé ce vendredi, mais les bénévoles manquent plus qu'autre part, même si certains ont répondu présents. Pourtant, dans la Plaine du Forez, 55 % des bénéficiaires de l’association viennent du milieu rural.
"Ça m’a motivée de voir tous ces gens qui en ont vraiment besoin."
Dans le supermarché de Montrond-les-Bains, Christelle Chevalier, bénévole d’un jour, accueille les donateurs avec un sourire inaltérable : « Pour la collecte des Restos du Cœur, s’il vous plaît, merci. L’hygiène, l’alimentation, merci beaucoup », dit-elle aux clients. Pour cette troisième participation, son engagement est né d’une prise de conscience. « J’ai divorcé, ma situation a changé, j’ai plus de temps libre. J’ai vu ma fille aînée, étudiante, obligée de trouver un job pour payer son loyer. Ça m’a motivée de voir tous ces gens qui en ont vraiment besoin. »
À ses côtés, Bernard Pecchini, retraité et fidèle depuis les débuts, raconte : « Les Restos du Cœur et moi, c’est une longue histoire. Quand Coluche a lancé son projet, j’ai tout de suite adhéré. » Depuis 2025, il donne de son temps au centre de Balbigny, où chaque bénévole compte.
Un manque de bénévoles dans le milieu rural
« On pourrait toucher plus de magasins, mais il nous manque des bras », explique Chantale Pugnet, responsable du centre. « On va couvrir 4 magasins aujourd’hui, mais la collecte de ces 4 points équivaut à celle d’un seul magasin à Saint-Étienne. » L’an dernier, 70 tonnes de dons ont été récoltées dans la Loire. Cette année, l’objectif est de 10 tonnes supplémentaires, grâce à une cinquantaine de points de collecte.
Pourquoi cet écart entre villes et campagnes ? « En milieu rural, les bénévoles sont plus difficiles à trouver parce qu'il y a moins de monde », souligne Chantale Pugnet. Pourtant, les besoins sont là.
T.RIVIERE






