Les faits remontent à septembre 2022
Le 11 septembre 2022, l’accusé s’était présenté de lui-même à la gendarmerie de Saint-Laurent-sur-Saône, affirmant avoir tué son ex-compagne la veille à Commelle-Vernay.
Le corps de la victime avait été retrouvé dans la benne de son pick-up, dissimulé sous de la terre.
Une dispute qui dégénère
Selon ses déclarations, une altercation aurait éclaté lors de l’exercice du droit de visite concernant leurs trois enfants. L’homme reconnaît avoir étranglé la victime, évoquant une réaction à une agression, mais conteste toute intention de la tuer.
Les investigations ont toutefois révélé des faits particulièrement violents :
- strangulation à mains nues
- utilisation d’un lien métallique autour du cou
- tentative de dissimulation du corps et nettoyage de la scène
L’autopsie a conclu à un décès par asphyxie, résultant de manœuvres de strangulation et de suffocation. Plusieurs blessures ont également été relevées sur le corps de la victime, certaines compatibles avec des coups et des gestes de défense.
Si les déclarations de l’accusé sont en partie compatibles avec les constatations médico-légales, elles ne permettent pas d’expliquer l’ensemble des lésions observées.
Un contexte de conflit familial
L’enquête a mis en évidence un conflit parental ancien et particulièrement tendu, ayant nécessité l’intervention de plusieurs services judiciaires et sociaux avant le drame.
L’accusé est poursuivi pour meurtre sur conjoint ou ex-conjoint, une circonstance aggravante. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
C. Ercilla








