C'est à partir d'un véritable tronc de bois que les sabots prennent forme dans l'atelier de Daniel Drigeard. Avant d'obtenir le produit fini, plusieurs étapes sont nécessaires. La première consiste à réaliser les ébauches en découpant le tronc à la taille souhaitée. Les blocs de bois sont ensuite façonnés grâce à un tour à reproduire, qui donne au sabot sa forme extérieure. « Ici, vous avez le palpeur qui va palper la forme du sabot, le transmettre à l'outil qui lui va tailler dans la masse. », explique Daniel Drigeard.
L'étape suivante est l'une des plus délicates : le creusage de l'intérieur du sabot. L'objectif est d'obtenir une forme parfaitement adaptée au pied afin d'assurer le confort du futur utilisateur. « Ici, vous avez le palpeur qui palpe. Là, ça s'appelle des cuillères qui vont creuser l'intérieur. Il suffit de suivre bien le modèle et ça reproduit. », ajoute le sabotier.
Un savoir-faire transmis depuis huit générations
Une fois cette opération terminée, place aux finitions. L'intérieur est façonné à la main, les arêtes sont supprimées pour éviter toute écharde, avant d'apporter les dernières touches esthétiques. Les sabots peuvent être décorés, vernis ou simplement vendus bruts.
Aujourd'hui, les sabots sont devenus des objets de tradition ou de décoration. Pourtant, ils ont longtemps été un indispensable du quotidien. À une époque, l'entreprise familiale de Daniel Drigeard fabriquait jusqu'à 12 000 paires de sabots par an, témoignant de l'importance qu'occupait autrefois ce savoir-faire
B. Maestracci








