Bottes aux pieds et rateaux à la main, les bénévoles du CPIE s’activent autour des mares. Objectif : nettoyer ces milieux naturels menacés par l’accumulation de végétation, de ronces ou d’arbres tombés. En 2024, un inventaire des amphibiens a permis d’identifier une trentaine de mares nécessitant un entretien urgent.
Si l’envasement est un phénomène naturel, il peut, à terme, réduire la surface d’eau libre et nuire à certaines espèces. « Toute cette végétation qui tombe dans la mare se décompose et forme une couche de vase au fond, ce qui enlève de la surface en eau libre », explique Lisa Trinquier, chargée de mission environnement et biodiversité au CPIE.
Une action en faveur de la biodiversité
Après le retrait des branches et des végétaux, place au curage. La boue accumulée est extraite manuellement, avec précaution, afin de respecter l’équilibre du milieu. Un travail minutieux, soumis à des contraintes bien précises. « On doit faire très attention au cycle de reproduction. Début février, on est à la limite. Ensuite, on n’interviendra plus car les amphibiens précoces arrivent pour se reproduire », précise-t-elle.
Menés en partenariat avec le Parc naturel régional du Pilat, ces chantiers ont permis de restaurer huit mares cet hiver. Une action concrète en faveur de la biodiversité locale, indispensable au maintien de ces écosystèmes fragiles.
B. Maestracci








