“Au début, c’était juste pour rigoler…”
Difficile de faire plus simple comme point de départ. Une soirée entre amis, un set sorti un peu par hasard… et voilà comment tout a commencé pour plusieurs joueurs stéphanois.
“On a essayé, on a accroché tout de suite. Après, on s’est retrouvés dans les parcs, et petit à petit on a voulu aller plus loin”, raconte Julien, aujourd’hui membre du bureau du club.
Le roundnet, né aux États-Unis dans les années 80, se joue à deux contre deux autour d’un filet circulaire. Trois touches, comme au volley, pour venir “smasher” la balle sur le filet et empêcher l’équipe adverse de la renvoyer. Simple à comprendre, un peu moins à maîtriser, du moins au départ, mais très vite addictif.
“Tu peux commencer pour t’amuser… et très vite avoir envie de progresser”, sourit Julien.
Du parc au club structuré
Ce qui n’était au départ qu’un groupe de copains s’est peu à peu transformé. Plus de joueurs, plus de rencontres… et l’envie de créer quelque chose de plus solide.
Depuis janvier 2024, Saint-Étienne Roundnet est officiellement un club, avec des licenciés, du matériel, et des créneaux au Parc des Sports de Méons, en extérieur comme en intérieur.
“On est passés d’un jeu entre potes à une vraie association”, résume Thomas. “Mais on essaie de garder exactement le même état d’esprit.”
Car ici, pas question de perdre l’ADN du sport.
“Ce qui est important, c’est que tout le monde puisse venir jouer. Peu importe le niveau.”Un sport qui se prend au jeu
Sur le terrain, les échanges s’enchaînent vite. On tourne autour du filet, on plonge, on improvise. Le jeu est à 360 degrés, sans camp fixe. Résultat : ça court dans tous les sens… parfois avec plus ou moins de réussite.
“Moi par exemple, mon surnom c’est ‘The Rock’… parce que je ne bouge pas assez !” lâche Thomas en rigolant.
Derrière l’ambiance détendue, le roundnet demande pourtant de vraies qualités : déplacement, lecture du jeu, coordination avec son partenaire.
“C’est un sport d’équipe avant tout. Si tu ne communiques pas, ça ne marche pas”, insiste Julien.
Une progression rapide… et motivante
Ce qui séduit aussi, c’est la marge de progression.
“En une demi-heure, tu peux déjà commencer à prendre du plaisir”, explique Martin, cofondateur du club. “Et après, tu peux vraiment monter en niveau assez vite.”
Un argument qui parle à Marlène, arrivée presque par hasard :
“Je ne suis pas très sportive, mais je peux jouer, tenir un match… et m’amuser.”
Même son de cloche pour Vincent, ancien volleyeur :
“Ça ressemble au volley, mais avec une liberté totale. Tu peux jouer partout autour du filet, c’est ça qui est vraiment fun.”
Une communauté à part
Ce qui revient dans toutes les discussions, c’est l’ambiance.
“Il y a du compétitif, bien sûr. Mais ça reste hyper bienveillant”, souligne Thomas.
Mixte, accessible, inclusif : le roundnet attire des profils très variés, et c’est aussi ce qui fait sa force.
“Tu viens une fois… et souvent tu reviens”, glisse un joueur entre deux échanges.
Le cap du compétitif avec la Ligue AuRA
Preuve que le sport grandit, il commence aussi à s’organiser. Cette saison 2025-2026 marque la création de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes, qui regroupe sept clubs : Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Pont de l’Isère, Annecy et Chambéry.
Un vrai changement pour les joueurs.
“Avant, il fallait aller sur des tournois nationaux. Là, on a un circuit régional, plus accessible”, explique Julien.
Déjà, plusieurs étapes ont eu lieu, dont une à Saint-Étienne en mars, qui a réuni 62 joueurs. La prochaine est prévue le 23 mai à Clermont-Ferrand.
Un sport qui évolue… sans se prendre trop au sérieux
Règles qui évoluent, formats de compétition qui s’adaptent : le roundnet est encore en construction. Et c’est aussi ce qui plaît.
“Rien n’est figé. Le sport grandit, et nous avec”, résume Martin.
À Saint-Étienne, l’objectif est simple : continuer à faire découvrir la discipline, accueillir de nouveaux joueurs… sans perdre ce qui fait son charme.
Un filet, une balle, quatre joueurs… et souvent, beaucoup de rires.
Le roundnet n’a peut-être pas encore envahi tous les terrains, mais une chose est sûre : à Saint-Étienne, le rebond est déjà pris.
AC








