La tension reste vive chez Dumarey à Andrézieux-Bouthéon. Depuis plusieurs jours, les salariés dénoncent un plan social qu’ils estiment inadapté à la gravité de la situation, alors que 260 emplois sont menacés sur le site ligérien. Face à cela, la direction du groupe a tenu à clarifier sa position.
Dans une déclaration transmise à notre rédaction, Dumarey explique ne pas vouloir « commenter le mouvement social en cours », tout en disant comprendre « les préoccupations qu’il suscite » et réaffirmant son engagement en faveur d’un « dialogue social constructif ».
Lors de la réunion de négociation organisée lundi dernier avec les représentants du personnel, la direction assure avoir confirmé une enveloppe de « plusieurs millions d’euros » consacrée au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Selon elle, cela représenterait une amélioration d’environ 11,5 % par salarié par rapport au budget global proposé lors du précédent dossier DPB en 2023.
La direction souligne également que ce niveau d’accompagnement serait équivalent à celui accordé aux salariés du site de Strasbourg, obtenu à l’issue de plusieurs cycles de négociations, malgré une situation économique jugée « plus délicate » à Bouthéon.
Dumarey insiste sur un principe d’« équité » entre l’ensemble de ses salariés français et affirme que le financement du plan serait sécurisé grâce à la mise en place d’une fiducie, un mécanisme juridique destiné à garantir l’existence des fonds et leur affectation effective aux mesures prévues dans le PSE.
Pour le groupe, cette anticipation vise avant tout à éviter « la pire des solutions » : une liquidation judiciaire, qui priverait les salariés de toute marge de négociation supplémentaire.
Dans ce contexte tendu, la direction appelle les représentants du personnel et les salariés à recentrer les discussions sur « les mesures réellement réalisables » et assure rester « pleinement mobilisée » pour construire « un dispositif utile, réaliste et sécurisé pour chacune et chacun ».
Des arguments qui peinent, pour l’heure, à convaincre une partie des salariés mobilisés, qui continuent de réclamer un renforcement significatif des mesures d’accompagnement et des garanties plus solides pour leur avenir professionnel.
AC









