Le principe est simple : une collection d’œuvres est co-créée avec un artiste, puis proposée sous forme de fragments accessibles à tous. Néophytes, amateurs éclairés ou collectionneurs confirmés peuvent ainsi acquérir un “allowgramme” à prix abordable.
À l’origine de ce concept, plusieurs constats formulés par Cédric Nieutin : « J'ai constaté que les artistes, photographes amateurs ou néo-professionnels avaient du mal à exister. Et nous sommes aussi partis du constat dans l'imaginaire de certaines personnes, l'art n'est pas un domaine fait pour eux. Nous voulions lutter contre ces idées reçues. »
À Saint-Étienne, au sein de l’Atelier Cain, Tanguy Roland fait partie des talents sélectionnés par le comité de curation. Séduit par la démarche, l’artiste explique : « J'ai tout de suite adhéré au projet. J’ai eu immédiatement de bons retours sur les campagnes réseaux organisées par Allow. » Il présente une œuvre originale, destinée à être remportée par l’un des participants à l’issue de la campagne.
Le modèle repose aussi sur une dimension événementielle forte : une fois la campagne terminée, un tirage au sort est réalisé par un huissier de justice afin de désigner le gagnant. L’artiste remet ensuite l’œuvre originale en mains propres lors d’une rencontre intimiste.
Allow réinvente ainsi la relation entre créateurs et public à travers un modèle hybride mêlant diffusion culturelle, soutien économique et expérience collective. L’achat d’un allowgramme devient alors plus qu’une acquisition : une véritable participation à l’émergence d’un talent.
Y. Bouhaddane







