Lorsqu’un incendie se déclare, l’espace aérien au-dessus du sinistre est réservé aux moyens de secours engagés. Hélicoptères, avions bombardiers d’eau et drones utilisés par les pompiers peuvent être mobilisés pour surveiller et combattre le feu.
La préfecture de la Loire et le SDIS 42 alertent sur un phénomène observé à plusieurs reprises cet été : des drones pilotés par des particuliers survolent des zones d’intervention, notamment pour filmer les incendies.
Le problème est immédiat pour les secours. Lorsqu’un appareil non identifié est repéré dans le secteur, les moyens aériens doivent se retirer. Un avion bombardier d’eau ne peut alors plus larguer de produit et un hélicoptère doit rester au sol. Les équipes au sol peuvent ainsi se retrouver privées de soutien aérien alors que l’incendie continue de progresser.
Ces interruptions ne se limitent pas à quelques minutes. Les moyens aériens peuvent rester mobilisés plusieurs heures après la maîtrise des flammes, notamment pour surveiller les éventuelles reprises de feu.
La présence d’un drone représente également un risque important pour les pilotes, qui évoluent parfois à basse altitude, dans la fumée et avec un relief difficile à appréhender.
Il est interdit de faire voler un drone à proximité d’une intervention de secours, y compris pour un usage de loisir. Les contrevenants s’exposent à des poursuites pénales.
La consigne rappelée par les secours est simple : si un panache de fumée est visible, on ne décolle pas.








