Technicien informatique, jardinier ou auxiliaire de puériculture : autant de métiers différents disponibles dans le secteur public. Pourtant, certains postes bien précis sont difficiles à pourvoir. Virginie Basset, directrice du pôle ressources d’Andrézieux-Bouthéon, précise : « Typiquement, aujourd’hui, on vient au forum avec des offres sur des emplois techniques, et particulièrement le poste d’électricien. On sait que c’est un poste pour lequel on va avoir peu de candidatures, par expérience, puisque c’est un poste qui requiert beaucoup de qualifications. Et on a une concurrence du privé qui est assez marquée, notamment en termes de rémunération. »
À l’inverse, les métiers administratifs sont très demandés, mais avec peu d’offres d’emploi : « On voit des gens très, très motivés. On a recueilli pas mal de CV, mais on n’a pas de postes à pourvoir aujourd’hui », remarque Jean-François Novis, responsable du service paie-carrière de Saint-Chamond.
La motivation est la deuxième plaie des recruteurs. Par exemple, dans la restauration à la cuisine centrale de Roche-la-Molière : « On se rend compte que les gens sont motivés au départ, puis qu’ils lâchent un peu ensuite. Parce que le métier est dur et parce que les salaires ne sont pas attractifs », se désole le chef de cuisine Éric Rabautot.
D’autres collectivités plus importantes sont confrontées à des différences territoriales. C’est le cas de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Philippe Sanchez y est chargé de recrutement : « Dans la Loire, tout va bien. Mais on a le territoire de la Haute-Savoie, où l’on est frontalier avec la Suisse. Donc, par exemple, on a quelques difficultés à recruter dans les lycées. Et, effectivement, en termes de rémunération, on a beaucoup de concurrence. »
Selon l’Association des DRH des grandes collectivités territoriales, la méconnaissance des métiers de ce secteur est la principale difficulté de recrutement des collectivités.
T.RIVIERE








