Le complexe sportif de Caintin, à La Ricamarie, vibre désormais au rythme d'une révolution technologique. Sur la piste d'athlétisme, les nouveaux cadres en aluminium de Saint-Étienne Handisport permettent à des jeunes dont l'équilibre est fragile de s'élancer à toute allure. Cette discipline, le frame running, change radicalement la donne pour les sportifs souffrant de troubles moteurs comme l'explique Gilles Dupas, le vice-président de Saint-Etienne Handisport : « Les personnes IMC ont souvent des problèmes d’équilibre et de motricité des membres inférieurs, donc le fait d’être assis sur un cadre de Frame Running, ça leur permet d’avoir une stabilité, une confiance, et d’avoir le sentiment de vitesse de la course à pied. »
La liberté à 20 km/h
Adil, 16 ans, illustre parfaitement ce changement de dimension. Depuis octobre dernier, il s'élance à la force des jambes sur cet appareil de pointe, atteignant des pointes à 20 km/h. S'il avoue qu'au début, il avait : « un peu peur », il confie aujourd'hui avec enthousiasme : « maintenant, ça me donne vraiment l’impression de courir ! » Ce sentiment de liberté retrouvée représente pourtant un investissement de plus de 7 000 euros pour l'achat de trois machines, un montant conséquent pour la structure stéphanoise qui doit adapter chaque matériel à la morphologie de ses coureurs.
Un élan solidaire vers 2028
Pour relever ce défi financier, le club peut compter sur le soutien fidèle du collectif Soleil Solidaire. Ce partenariat est vital, puisque selon Gilles Dupas, le repas solidaire organisé ce samedi au 2 rue des Adieux rapporte : « environ 2 000 euros, soit quasiment un frame runner sur les trois que l’on vient d’acheter. » L'enjeu dépasse largement le cadre local : ces investissements préparent l'avenir de ces sportifs, alors que la discipline s'apprête à faire son entrée historique aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
J.MATHIEU








