Entre mars et mai, les reines de frelons asiatiques (aussi appelés frelons à pattes jaunes) sortent d’hibernation et recherchent un emplacement pour fonder un nouveau nid. C’est à ce moment précis que la lutte est la plus efficace.
Le principe est simple : une reine capturée, c’est un nid en moins !
Un nid peut abriter entre 3 000 et 5 000 frelons au cours de la saison. À l’échelle d’un territoire comme celui de la Loire, l’impact est considérable. Selon les estimations, la suppression d’un seul nid permettrait d’épargner entre 110 000 et 250 000 insectes pollinisateurs. Car le frelon asiatique est un prédateur redoutable. Il s’attaque aux abeilles domestiques, mais aussi à d’autres insectes essentiels au bon fonctionnement des écosystèmes locaux. Pour un département rural et agricole comme la Loire, la préservation des pollinisateurs représente un enjeu environnemental et économique majeur.
5 rendez-vous dans la métropole stéphanoise
Afin de sensibiliser les habitants et leur fournir des solutions concrètes, 5 conférences sont organisées en partenariat avec le syndicat départemental d’apiculture de la Loire. Chaque rencontre inclura une distribution gratuite de pièges à frelons :
- 3 mars à 18h à Andrézieux-Bouthéon – Amphithéâtre du Château
- 5 mars à 18h à Saint-Chamond – Salle Roger Planchon
- 10 mars à 18h à Rive-de-Gier – Salle Michel Dessel
- 12 mars à 18h à Saint-Étienne – Cinéma Le Méliès (salle 1)
- 24 mars à 18h à Firminy – Auditorium de la Maison de la Culture Le Corbusier
Ces réunions publiques visent à expliquer le cycle de vie du frelon asiatique, les méthodes de piégeage sélectif et les bonnes pratiques pour éviter les captures d’espèces non ciblées.
Un enjeu local pour la biodiversité ligérienne
Dans la Loire, la présence du frelon asiatique s’est accentuée ces dernières années. Les apiculteurs constatent des pertes importantes de colonies, notamment en fin d’été lorsque les frelons se postent devant les ruches pour capturer les abeilles. L’action menée au printemps s’inscrit dans une stratégie de prévention. En mobilisant les habitants dès maintenant, les collectivités espèrent réduire significativement le nombre de nids actifs à l’été.
ZF







