Après 12 ans de bons et loyaux services, la pelouse du stade Geoffroy-Guichard fait peau neuve. Les travaux ont débuté le 1er juin, au lendemain du Match des Héros organisé le 31 mai, et se sont étalés sur deux mois. Pour ce chantier, Saint-Étienne Métropole a investi 2,3 millions d’euros. L’objectif principal est de rendre le terrain plus économe en eau grâce à une nouvelle technologie d’irrigation. "On a installé une technologie qui s'appelle Aquaflow qui est un système d'irrigation pour pelouse qui fonctionne en circuit fermé et qui repose sur ce qu'on appelle la subirrigation, c'est-à-dire l'irrigation par le sol.", explique Anna Silve, responsable marketing de Natural Grass.
Une irrigation directement au niveau des racines
Grâce à ce système en circuit fermé, la consommation d’eau du réseau peut être adaptée aux besoins réels du terrain. Mais l’économie d’eau n’est pas le seul avantage recherché. En apportant directement l’eau aux racines, la surface du gazon reste moins longtemps humide, ce qui permet également de limiter les risques de développement de certaines maladies, notamment lors des périodes de fortes chaleurs. "Aujourd'hui on va arroser plus par le bas, on va apporter de l'eau au besoin de la racine et on réduit énormément le risque phytosanitaire en cassant tout ce qui favorise.", ajoute José Machado, responsable du site de Geoffroy-Guichard.
Pour ajuster au mieux les besoins du terrain, des capteurs analysent en temps réel différentes données agronomiques. Les responsables peuvent ainsi adapter l’irrigation zone par zone et éviter de consommer davantage d’eau que nécessaire. Une technologie encore peu répandue en France : Geoffroy-Guichard devient seulement le deuxième stade français à bénéficier de ce système, après le stade Jean-Bouin à Paris.
Au-delà des enjeux environnementaux et sportifs, cet investissement s’inscrit également dans une ambition à plus long terme pour Saint-Étienne Métropole : faire du Chaudron l’un des sites capables d’accueillir un match de la Coupe du monde de football en 2038.
Brigitte Maestracci - Journaliste








