L’inquiétude grandit chez les salariés du groupe FDG à Feurs. Ce jeudi, le site forézien est à son tour concerné par un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), qui menace 20 postes. Une annonce difficile à comprendre pour les employés. Le groupe, principal distributeur de la marque Panini, avait pourtant connu une activité soutenue sur le site de Feurs durant l’été. Les salariés avaient notamment été sollicités pour effectuer des heures supplémentaires et venir en aide à d’autres sites implantés dans le sud-ouest de la France.
Cette nouvelle fermeture s’inscrit dans une succession de restructurations engagées depuis 2021, année durant laquelle sept sites du groupe avaient déjà fermé.
Les salariés demandent la réouverture des négociations
Au-delà de la suppression des postes, ce sont les conditions financières proposées aux salariés qui cristallisent les tensions. Christophe Minaud, représentant syndical FO, dénonce des indemnités qu’il juge insuffisantes au regard des précédents plans sociaux. Le syndicat souhaite désormais reprendre les discussions avec la direction afin d’obtenir des conditions de départ au moins équivalentes à celles proposées en 2024. « Nous souhaitons rouvrir les négociations pour pouvoir discuter avec la direction. Au moins ce qui était proposé en 2024, au moins. Au moins des plafonds de 60 000 euros pour les salariés », réclame Christophe Minaud.
Le représentant syndical pointe notamment le montant de l’indemnité supralégale envisagée pour les salariés ayant entre un et cinq ans d’ancienneté : un mois de salaire seulement. Alors que vingt emplois sont menacés à Feurs, les salariés espèrent désormais obtenir une révision des mesures d’accompagnement prévues dans le cadre de ce nouveau PSE.
Brigitte Maestracci - Journaliste









