À 18 ans, en Kabylie, Hakim Arezki a frôlé la mort lors du Printemps noir. Grièvement blessé par balles et laissé pour mort, il est rapatrié en France par son père. Après de multiples opérations, les médecins lui sauvent la vie… mais pas la vue.
Commence alors une longue reconstruction pour Hakim : tout réapprendre, accepter le handicap et retrouver un sens à sa vie. À l’Institut National des Jeunes Aveugles, à Paris, il découvre le cécifoot. Un déclic. Le sport devient sa boussole, son équilibre, sa renaissance. Le 7 septembre 2024, il offre à la France l’or en cécifoot aux Jeux Paralympiques.
Invité par l’association Numidya, Hakim Arezki a partagé son parcours avec des écoliers stéphanois au stade Geoffroy-Guichard. Pour Malika Sidous, présidente de l’association :
« Hakim Ariski mérite d’être mis en valeur. Il a transformé son handicap en force et devient un exemple pour les adultes… mais surtout pour les enfants. La France lui a redonné la lumière, il mérite notre hommage. »
Pour Hakim, ce moment est aussi l’occasion de transmettre un message universel :
« C’est un message d’espoir, de résilience, de ne pas lâcher, malgré les difficultés. Le handicap n’est pas une fatalité, et si ça arrive, ce n’est pas la fin, mais peut-être le début d’un nouveau chemin. »
À Saint-Étienne, Hakim Arezki rappelle que le handicap n’empêche ni les rêves, ni les victoires, et que même dans l’obscurité la plus totale, une lumière peut naître.
AC








