Un mot de code pour demander de l’aide. À Saint-Étienne, le dispositif « Demandez Angela » commence à se déployer avec l’adhésion d’une vingtaine d’établissements.
Commerces, bars ou encore salles de spectacle peuvent désormais devenir des lieux refuges. Les établissements volontaires signent une charte avec la ville et reçoivent un macaron à apposer sur leur vitrine afin d’être facilement identifiables.
Le principe est simple : si une personne se sent suivie, harcelée ou en danger dans l’espace public, elle peut entrer dans l’un de ces lieux et demander « Angela ». Un mot de code qui permet au personnel de comprendre la situation et d’apporter une aide adaptée : mettre la personne à l’abri, appeler un proche ou prévenir les secours si nécessaire.
C’est notamment le cas de la Librairie de Paris, qui accueillait la conférence de presse de lancement et qui fait partie des premiers établissements engagés.
Pour sa co-dirigeante, Alexandra Charroin-Spangenberg, l’intérêt du dispositif est justement de créer un réseau visible à l’échelle de la ville.
« C’est important d’offrir des lieux sûrs pour les personnes en difficulté ou en danger. Je trouve ça formidable que ce soit organisé à l’échelle d’une ville et pas seulement des initiatives individuelles », explique-t-elle.
Avant de rejoindre le dispositif, les établissements volontaires devaient participer à une session d’information et de formation proposée par la municipalité. Une fois la charte signée, ils deviennent officiellement un point d’accueil.
L’objectif désormais : élargir ce réseau. « Plus on sera nombreux, plus la ville sera agréable à vivre », souligne la libraire, qui espère voir d’autres commerces rejoindre l’initiative dans les prochains mois.
Créé au Royaume-Uni en 2016 et progressivement déployé dans plusieurs villes françaises, « Demandez Angela » vise à renforcer la sécurité dans l’espace public et à lutter contre le harcèlement de rue.
AC







