Créé pendant le confinement, le compte “Memes Ligériens” est né presque par hasard. « Par ennui et chauvinisme », comme le résume son fondateur. Habitué à créer des memes pour lui-même, Baptiste décide de se lancer en voyant émerger des pages similaires dans d’autres régions. Sans imaginer l’ampleur que prendrait son initiative : « De base, je suis juste un mec qui fait des memes en slip dans mon lit ».
Derrière l’humour, une vraie volonté : partager son attachement à Loire et à Saint-Étienne. Une fierté héritée de sa famille et nourrie par son intérêt pour l’histoire locale, qu’il estime parfois méconnue.
Humour, identité et culture ligérienne
Pour créer ses contenus, Baptiste s’appuie sur une base d’images, quelques montages simples et surtout beaucoup d’observation. Son objectif : parler à tous les Ligériens, qu’ils vivent encore sur le territoire ou ailleurs. D’ailleurs, près de 20 % de son audience est composée d’expatriés.
Les memes les plus efficaces ? « Les plus simples », assure-t-il. Jeux de mots sur les communes, clins d’œil aux entreprises locales ou références à des villages parfois méconnus : tout est bon pour faire rire et rassembler.
Le foot au cœur de ses publications
Impossible aussi de passer à côté du football, élément central de la culture locale. Le club de l’AS Saint-Étienne occupe une place importante dans ses publications. Baptiste n’hésite pas à anticiper la fin des matchs pour publier ses créations en temps réel, que ce soit dans la victoire ou la défaite. « Se taper nous-mêmes dessus, c’est ce qu’il y a de plus drôle », confie-t-il.
Certaines publications ont particulièrement marqué, comme celle réalisée à partir d’une photo où une écharpe des Verts avait été remise au pape lors d’une rencontre avec le diocèse stéphanois.
Une notoriété grandissante
Sans véritable stratégie au départ, le compte a rapidement attiré l’attention d’acteurs locaux. Baptiste a ainsi pu collaborer avec l’AS Saint-Étienne ou encore le Foreztival, une fierté pour ce passionné de son territoire.
Parmi ses projets phares, la “Battle des villages du 42”, organisée tous les deux ans, a largement contribué à sa notoriété dès 2020.
Et pour symboliser cet attachement indéfectible, Baptiste porte même un tatouage sur l’avant-bras : un babet, emblème local. Une manière d’emporter la Loire partout avec lui.
B. Maestracci








