Un marché qui redémarre nettement
C’est le principal enseignement de ce bilan : le volume de transactions repart à la hausse.
En 2025, les ventes progressent de près de 10% (+9,8%) tous biens confondus dans le département.
Dans le détail :
- Maisons anciennes : +15% (5 240 ventes)
- Terrains à bâtir : +30% (580 ventes)
- Appartements neufs : +7,2% (540 ventes)
- Appartements anciens : +2,9% (4 810 ventes)
Une reprise qui intervient après trois années de baisse, signe d’un marché qui retrouve progressivement de la fluidité.
Des prix orientés à la hausse, surtout pour les maisons
Côté prix, la tendance est globalement à la hausse, mais elle reste modérée.
- Appartements anciens : 1 230 €/m² (+1,8%)
- Maisons anciennes : 197 600 € (+4%)
La progression est donc plus marquée sur le marché des maisons, qui reste très recherché.
À noter que sur 10 ans, les prix ont fortement augmenté dans la Loire : +23,7% pour les appartements et +32,1% pour les maisons.
Le neuf et le foncier encore incertains
Le marché du neuf reste plus fragile. Il faut compter 3 540 €/m² (-3,1%) pour un appartement neuf. Cette baisse est à relativiser, car le volume de ventes reste faible, ce qui rend les tendances moins fiables.
Même constat pour les terrains à bâtir avec un prix médian à 68 400 € (+9,1%).
Après une baisse en 2024, les prix repartent à la hausse, mais le marché reste irrégulier et hétérogène selon les secteurs.
Des écarts importants selon les territoires
Dans le département, les dynamiques varient fortement d’un secteur à l’autre.
Pour les appartements anciens :
- Saint-Étienne : 1 150 €/m² (+0,3%)
- Plaine du Forez Sud : 2 040 €/m² (+4,1%)
- Pilat : forte baisse (-12,8%)
Côté maisons :
- Hausse marquée dans le Roannais (+8,3%) et le Pilat (+9,2%)
- Baisse dans le Haut Forez (-5,2%)
Globalement, les prix tendent à s’harmoniser : les secteurs les plus chers stagnent ou baissent, tandis que les plus accessibles progressent.
Un marché tiré par certains territoires et profils
Les ventes se concentrent principalement à Saint-Étienne (51% des appartements anciens), dans sa périphérie (21%) et dans le Roannais pour les maisons (25%).
Autre tendance : la progression des petites surfaces. Les studios représentent désormais 10% des ventes, contre 6% il y a 5 ans, avec une forte concentration à Saint-Étienne.
Une reprise à confirmer
Le marché immobilier ligérien montre donc des signes encourageants avec plus de ventes et des prix qui repartent légèrement à la hausse. Mais cette reprise reste fragile, notamment sur le neuf et le foncier. Les prochains mois permettront de confirmer si cette dynamique s’installe durablement.
C. Ercilla








