Dans les parcs stéphanois, de nombreux habitants subissent actuellement le pic pollinique. Yeux irrités, toux ou encore fatigue compliquent le quotidien des personnes allergiques. Pour limiter l’exposition aux pollens, certains modifient leurs habitudes, même lorsque le beau temps donne envie de profiter des espaces verts. « En temps normal, j'essaie d'éviter tous les parcs, mais c'est vrai qu'il fait beau, donc ça me fait plaisir de venir me promener ici, mais j'ai toujours mes médicaments avec moi » explique Sarah, promeneuse dans le parc.
Dans les cabinets médicaux aussi, cette période marque un regain des consultations liées aux allergies saisonnières. « Il faut consulter dès qu'il y a de l'asthme, ou dès que les traitements classiques ne marchent pas très bien, ou dès que la période de gêne devient longue. Il faut prendre les traitements dès le début de la saison des allergies. C'est-à-dire de ne pas attendre que les problèmes commencent pour se dire, tiens, les pollens arrivent, je vais commencer à les prendre. On les prescrit dès l'arrivée des premiers pollens. » explique Charles Dzviga, allergologue.
Une saison des pollens favorisée par la chaleur
Les organismes de surveillance suivent attentivement l’évolution des concentrations de pollens grâce aux indices polliniques publiés régulièrement. Selon Lise Missiaen, correspondante territoriale pour Atmo en Auvergne-Rhône-Alpes, les niveaux observés restent cohérents avec les conditions météorologiques actuelles. « C’est un niveau élevé, mais c'est cohérent avec les conditions météorologiques, chaque année on retrouve à peu près la même séquence, donc on est bien dans la saison des pollens telle qu'elle arrive tous les ans. La première canicule est vraiment très précoce, et donc peut-être qu'on aura un impact. Avec des étés toujours plus chauds liés au réchauffement climatique, les épisodes allergiques pourraient encore se prolonger dans les prochaines semaines. »
Les spécialistes recommandent notamment de porter un masque, d’aérer son logement tôt le matin et d’éviter certaines activités extérieures lors des pics polliniques.
E.PIERRE









