Dans un Geoffroy-Guichard à guichet fermé, l’AS Saint-Étienne recevait l’ESTAC Troyes pour ce qui s’annonçait comme le choc décisif de la saison en Ligue 2. Quatre points séparaient les deux formations avant le coup d’envoi, avec, en ligne de mire, une accession directe dans l’élite.
La rencontre débute à l’avantage des Verts, dominateurs dans le jeu et dangereux sur coups de pied arrêtés. Très présents dans le camp troyen, les Stéphanois multiplient les corners et croient ouvrir le score grâce à Kévin Pedro. Mais le but du jeune latéral est refusé pour une faute plus que légère dans un duel aérien. Un premier tournant, d’autant que l’ASSE perd dès la 5e minute son meilleur buteur, Zuriko Davitashvili, sorti sur blessure. Malgré leur emprise sur la rencontre, les Verts ne parvenaient pas à concrétiser et rejoignaient les vestiaires sur un score nul et vierge.
Au retour des vestiaires, le réalisme choisit de camp. Sur un contre parfaitement mené, Ifnaou croise sa frappe entre les jambes de Ben Old et ouvre le score sur la première tentative cadrée de Troyes dans ce match. Un coup de massue pour les Stéphanois, qui continuent pourtant de pousser sans véritablement inquiéter une défense troyenne bien en place.
Le scénario vire au cauchemar en fin de rencontre. À la 89e minute, Igor Miladinovic perd un ballon évitable au milieu de terrain. Si Bentayeb manque son lob, Gauthier Larsonneur se troue complètement et ne parvient pas à repousser la frappe de l’attaquant marocain, offrant le break à Troyes. Dans la foulée, Lucas Stassin est tout proche de relancer les siens, mais son enroulé du pied droit vient s’écraser sur l’équerre.
Dans les derniers instants, les Verts cèdent définitivement. Sur un ultime contre, Detourbet ajuste Larsonneur du pied droit et scelle le sort de la rencontre (0-3).
Avec ce succès, Troyes valide sa montée en Ligue 1 à deux journées de la fin et se rapproche du titre. L’AS Saint-Étienne, de son côté, glisse à la place de barragiste et devra désormais compter sur un faux pas du Mans, nouveau dauphin, pour espérer retrouver directement l’élite.
Y. Bouhaddane








