Première région productrice d’électricité en France, Auvergne-Rhône-Alpes reste pourtant dépendante des énergies fossiles, qui représentent encore près de 60 % de l’énergie finale consommée à l’échelle régionale.
27 sites industriels accompagnés dans leur décarbonation
L’État prévoit d’accompagner dès 2026 vingt-sept sites industriels prioritaires dans leurs projets de décarbonation afin de renforcer leur compétitivité.
Parmi les projets soutenus figurent :
-l’électrification de deux fours de l’entreprise Rockwool, dans le Puy-de-Dôme, spécialisée dans la production de laine de roche pour l’isolation
-l’installation d’une chaudière électrique pour la production de vapeur chez SYENSQO, dans le Rhône
-un projet de capture de CO2 par procédé cryogénique pour l’entreprise VICAT, en Isère.
L’État doit également sélectionner d’ici l’été plusieurs territoires pilotes en Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif sera notamment d’accélérer le déploiement des bornes de recharge électrique et d’accompagner les ménages dans la sortie du fioul et du gaz.
Les énergies décarbonées au cœur de la stratégie
Le développement des énergies décarbonées constitue l’autre axe majeur de cette stratégie régionale.
L’État poursuit notamment la démarche engagée autour du projet de construction de deux réacteurs EPR2 dans la plaine de l’Ain. Ce chantier, qualifié d’intérêt général par décret du 24 mars 2026, respecte pour le moment son calendrier. Les premières fouilles archéologiques doivent débuter à l’automne prochain.
Parallèlement, l’État souhaite accélérer le développement des énergies renouvelables sur l’ensemble du territoire régional.
Pour anticiper les besoins du réseau électrique liés à ces nouveaux projets, RTE a engagé une révision du schéma régional de raccordement des énergies renouvelables afin de planifier les investissements nécessaires.
B. Maestracci










