C’est une nouvelle étape pour l’enseignement des sciences dans la Loire. En déplacement au collège Le Palais à Feurs ce 6 mai, la rectrice de l’académie de Lyon, Anne Bisagni-Faure, a officialisé l’ouverture de quatre nouvelles classes CHAMS à la rentrée 2026.
Les collèges concernés sont :
Collège Les Champs à Saint-Étienne
Collège Léonard de Vinci à Saint-Romain-le-Puy
Collège Massenet Fourneyron au Chambon-Feugerolles
Collège Jacques Brel à Chazelles-sur-Lyon
Ces ouvertures viennent s’ajouter aux deux dispositifs déjà existants dans le département. À l’échelle de l’académie de Lyon, le programme passe ainsi de 5 classes expérimentales à 20 dès la rentrée prochaine.
Un dispositif pour donner le goût des sciences
Les classes CHAMS s’adressent à des élèves volontaires de 4e et 3e, avec un principe simple : renforcer l’apprentissage des mathématiques et des sciences grâce à deux heures supplémentaires hebdomadaires.
« C’est une pédagogie différente, plus collective, qui donne confiance aux élèves », explique la rectrice. L’objectif est clair : développer l’esprit scientifique, le raisonnement et l’esprit critique, tout en ouvrant les perspectives d’orientation.
Particularité du dispositif : la parité est respectée avec 50 % de filles et 50 % de garçons. Une réponse directe au constat encore préoccupant de la sous-représentation féminine dans les filières scientifiques.
Des projets concrets pour apprendre autrement
Au collège Le Palais, les élèves rencontrés témoignent d’un enthousiasme réel.
Erine, en 4e, apprécie « apprendre de nouvelles choses » à travers des projets comme la création d’illusions d’optique ou des recherches sur les femmes scientifiques.
Même constat pour Lyv, qui souligne une approche différente : « On n’est pas beaucoup, donc on peut faire plus de manipulations. »
Pour Camille, l’intérêt est aussi dans la compréhension : « On voit les choses moins rapidement, mais on les comprend vraiment. Plus pratique que théorique. C'est ça aussi la science, expérimenter. »
Les activités sont variées : expériences scientifiques, travaux en groupe, rencontres avec des étudiants ou encore visites d’établissements d’enseignement supérieur.
S’ouvrir au monde scientifique et à l’orientation
Le dispositif s’appuie sur des partenariats avec des acteurs du supérieur, comme l’École des Mines de Saint-Étienne, mais aussi avec des associations comme l’AFEV.
Ces interventions permettent aux élèves de découvrir concrètement les études et les métiers scientifiques. Visites d’IUT, travaux pratiques en laboratoire, échanges avec des étudiants : autant d’expériences qui facilitent la projection dans l’avenir.
« L’enjeu est aussi de montrer que les études supérieures sont accessibles à tous, même pour des élèves issus de territoires plus ruraux », souligne une intervenante en service civique.
Un levier pour l’égalité des chances
Au-delà des apprentissages, les CHAMS s’inscrivent dans le plan national « filles et maths ». Aujourd’hui encore, seules 25 % des élèves en filières scientifiques sont des filles en fin de cursus.
Ces classes ont donc une ambition forte : casser les stéréotypes et encourager toutes les vocations.
« C’est une classe tremplin, pour donner confiance et permettre à chacun de se projeter dans les sciences », conclut la rectrice.
Avec six établissements engagés dès 2026, la Loire confirme son ambition : faire des sciences un horizon accessible à tous les collégiens.
AC








