Le bruit des balles, une attaque au couteau et des dizaines de blessés. La scène est glaçante, mais heureusement, il ne s’agit que d’un exercice. À Lurecq, la préfecture de la Loire a recréé un scénario d’attentat lors du Foreztival, un festival pouvant accueillir jusqu’à 40 000 personnes. Des lycéens stéphanois et roannais ont joué le rôle des festivaliers pris dans la panique. Laure Pardon, directrice du Foreztival, explique : « C'est vrai qu'avant 2015, je pense que le côté attentat c'était quelque chose qu'on imaginait très peu. Ce qu'on essaie d'anticiper c'est surtout sur les aléas climatiques. On le sait que c'est aussi un sujet d'évacuation, de risques de foule qui peut être présent chez nous. Des fois il y a des choses qu'on peut peut-être pas empêcher mais en tout cas on peut se parer pour les maîtriser au mieux et c'est clairement l'objectif d'une journée comme celle-là. » La préfecture a demandé à l’organisation de participer à l’exercice pour un maximum de réalisme.
Sécuriser la zone avant de sauver les victimes
Une fois la panique simulée passée, les forces de l’État doivent s’organiser : sécuriser la zone, préparer l’intervention du SAMU et localiser les assaillants. Géraud d’Humières, sous-préfet de Montbrison, souligne l’importance de cette étape : « Sécuriser, parce qu'on ne peut pas envoyer des gens intervenir s'il y a le risque qu'il y ait encore un terroriste sur zone. Donc, on sécurise. On sécurise, ça c'est le rôle des forces de sécurité, de s'assurer, d'interpeller les terroristes. Une fois que c'est sécurisé, on peut faire intervenir les pompiers et les médecins. » Même s’il y a des blessé graves, aucun moyen de l’état ne peut intervenir avant.
« Il faut communiquer des informations justes. »
Dans cet exercice, cinq gendarmes perdent la vie avant l’arrivée du PSIG. Le SAMU intervient ensuite pour évacuer les blessés, tandis qu’un centre opérationnel est mis en place pour coordonner les informations. "Il faut avoir aussi en tête qu'en temps réel, la pression serait très forte parce qu'au plus haut niveau de l'État, on chercherait à avoir des informations. Il faut communiquer des informations, mais il faut communiquer des informations justes. Soit il y a des victimes, soit il n'y a pas de victimes, soit il y a des victimes décédées, soit il y a des victimes qui ne sont que blessées. Il faut être précis. Donc ça demande une bonne coordination de l'ensemble des services pour communiquer sur ces informations", souligne le sous-préfet. Une alerte a aussi retenti sur les téléphones présent autour de l’attentat. Chaque année, la préfecture organise ce type d’exercice pour se préparer à l’urgence. Le bilan de cette édition reste à établir.
T.RIVIERE








