Une première année avec une dizaine d'étudiants, un peu moins de vingt, puis 21 en 2026 : le bachelor génie civil et environnement de l’ENISE ne cesse de progresser. Accessible après le bac en trois ans, ce cursus offre aux jeunes une entrée rapide dans l’ingénierie. Baptiste, en 3e année, détaille la logique du parcours : « Ça permet d’avoir une première année très théorique, avec des matières plus habituelles comme beaucoup de maths. » Les deux années suivantes sont consacrées au bâtiment, avec une application concrète « dans la vraie vie ».
« C’était un niveau qui manquait »
À la sortie, deux voies s’ouvrent. Chloé, également en 3e année, évoque la possibilité d’être « employé après dans le génie civil, dans une entreprise de construction », ou de s’en servir comme « passerelle » vers des études d’ingénieur. Dans leur promotion, seuls deux étudiants n’ont pas trouvé d’alternance.
Avant ce bachelor, les bacheliers devaient choisir entre le BUT, plus technique, et les classes préparatoires, plus scientifiques. Ce nouveau profil comble un manque, selon Alexandre Pontier, enseignant en génie civil : « Assistant ingénieur, c’était un niveau qui manquait un petit peu entre le technicien et l’ingénieur. » Côté entreprises, Jeremy Robert, gérant, apprécie de pouvoir former l’étudiant pendant deux ans à la culture de sa société.
Des locaux en pleine évolution
Pour accueillir ces étudiants, l’école a investi : une salle dédiée à la visioconférence, conçue il y a deux ans, et des espaces de travail plus conviviaux. Certains cours ont déjà lieu au 1er étage de l’ancien bâtiment C de la faculté de sciences de l'université Jean Monnet. Sa réhabilitation, prévue à l’horizon 2028, représente 6,8 millions d’euros, dont plus de 3 millions financés par la Région.
Pour Catherine Staron, vice-présidente régionale déléguée à l’enseignement supérieur, la progression des effectifs est « très positif » et prouve que le bachelor répond à « un vrai besoin du territoire ». Ces investissements s’inscrivent dans le plan régional ingénieurs et techniciens, lancé en 2023, qui vise 25 % d’ingénieurs diplômés en plus d’ici 2028.
Thibault Rivière - journaliste









