Arrivé dans le Forez en juillet 2025, Sébastien Joseph, entraîneur du groupe professionnel féminin, a déjà vécu de nombreuses aventures à la tête des Vertes. Le début de saison s’est avéré délicat sur le plan sportif, l’ASSE occupant actuellement la dernière place d’Arkema Première Ligue. Le technicien stéphanois estime néanmoins que son équipe « a laissé filer certains matchs importants, comme contre Strasbourg, Marseille ou Lens. En revanche, nous avons été bien plus convaincants dans le contenu face à de grosses équipes comme Lyon ou Paris. Des prestations qui, malheureusement, ne nous ont rapporté aucun point ».
Des axes d'amélioration identifiés
Malgré ces résultats décevants, rien n’est encore perdu pour les Stéphanoises. À seulement deux points du premier non-relégable, Sébastien Joseph et son groupe doivent continuer d’y croire pour se maintenir dans l’élite du football français. Cette saison de transition exige résilience et patience, comme l’explique l’entraîneur : « Le projet ira à son terme quoi qu’il arrive, même si cela prend un peu plus de temps que prévu. Nous ne pensions pas que ce serait aussi difficile sportivement cette année, mais tout ce que nous vivons actuellement pose les bases de l’avenir et doit nous servir pour progresser dans les mois à venir. »
Au-delà de l’aspect purement sportif, cette première partie de saison s’est révélée riche d’enseignements en dehors du terrain. « Cela nous a apporté beaucoup d’indications, notamment sur le recrutement et notre façon de travailler », précise Sébastien Joseph. Une cellule de recrutement, prévue de longue date, a ainsi vu le jour avec l’arrivée de Benoît Ragazzini, premier recruteur de la section féminine.
Parallèlement, le club poursuit le développement de ses infrastructures autour de l’équipe première. De nouveaux bâtiments sortent de terre à proximité du terrain d’entraînement, des améliorations indispensables pour accompagner la progression du groupe professionnel.
Un intérêt grandissant
Si les investissements sont conséquents, les attentes augmentent également du côté des supporters et des observateurs. « C’est normal que cela suscite de l’intérêt et de la curiosité chez nos fans. On ressent une véritable ferveur et un engouement croissant, et c’est très positif », souligne le coach. En mars, les Vertes recevront Lens au stade Geoffroy-Guichard, avec un objectif fixé à 20 000 spectateurs, ce qui constituerait un record d’affluence pour un match de l’équipe féminine.
La formation
L’ambition est claire : faire de l’ASSE un club majeur sur la scène nationale. Pour y parvenir, un travail de fond est également mené auprès des jeunes. « Un grand club doit disposer d’un centre de formation performant. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place, grâce notamment au très bon travail de Marc-Antoine Brihat, désormais à la tête du centre de formation », insiste Sébastien Joseph.
Ce travail commence à porter ses fruits, puisque les jeunes Stéphanoises ont atteint la deuxième phase élite, une première depuis de nombreuses années. « L’objectif est désormais de structurer encore davantage les catégories les plus jeunes. Saint-Étienne doit devenir le club leader dans la Loire, en s’appuyant aussi sur le travail de qualité réalisé par les autres clubs ligériens », ajoute l’entraîneur.
Les ambitions de la nouvelle année
En ce début d’année 2026, à quelques jours d’un derby marquant leur entrée en lice en Coupe de France, le coach des Vertes espère enfin voir son équipe gagner en régularité afin de glaner des points précieux en championnat et aborder plus sereinement le projet à long terme. « Nous allons conserver cette exigence indispensable. J’espère également que l’engouement autour de l’équipe continuera de grandir, car les joueuses le méritent. Nous voulons porter haut les couleurs du club jusqu’à la fin de la saison, et encore plus lors du prochain exercice. »
Les Stéphanoises retrouveront le championnat le 15 janvier face à l’Olympique de Marseille. Un rendez-vous capital dans la course au maintien, alors que les Vertes tentent de rester au contact du Havre, premier non-relégable.
Y. Bouhaddane








